Mardi 19 janvier 2010 à 23:51

Ole: Bah, tu sais, la littérature c'est comme la  sélection naturelle, tout le monde tente et seuls survivent les meilleurs...
Bird: Ah, et qu'est-ce que tu fais de... De gens comme Stephenie Meyer, par exemple?
Ole: *bref temps de réflexion* C'est bien ce que je te dis, seuls survivent les Meyers...



Vous eus bien laissés gamberger, mais je ne voudrais pas que l'on puisse penser que je considère cette chère Stephenie comme faisant partie des "meilleurs"...

C'est Old-Luck-Oie qui l'a dit.

Samedi 16 janvier 2010 à 1:13

 

Lev fit brusquement volte-face. En une fraction de seconde, il se retrouva au milieu du couloir, le canon de son arme braqué sur une grande ombre voûtée et claudicante. La silhouette d'Arvid qui se découpait dans le stroboscope irrégulier des néons grésillants.


 

« N'avance pas! » lui cria Lev en armant le chien du mousquet. « N'y pense même pas! »

« Shhh », susurra le lycantrhope. « J'ai quelque chose à te montrer. »


 

Lev ne bougea pas d'un iota, toute son attention focalisée sur Arvid qui se traînait sous le seul néon valide du corridor. Ses bras étaient croisé sur son ventre nu, couvert de plaies et d'ecchymoses. Il avait l'air mal en point, mais pouvait aussi bien feindre d'être blessé. Ou ne pas l'être suffisamment pour être inoffensif. Les balles ne l'avaient jamais arrêté, et ne l'arrêteraient jamais. A moins d'être en argent, comme celle qui attendait sagement son heure dans le canon du fusil de Lev.

Arvid se tenait à présent dans la flaque de lumière, plus pâle que jamais, le visage lacéré et barbouillé de sang. Lev ne put réprimer un tressaillement à sa vue. Sous son terrible masque flottait un petit sourire teinté de regret.


 

« Ah », fit-il, et sa voix n'était plus qu'un grondement sourd. « Je savais qu'elle et moi nous retrouverions un jour face à face... Ma Fiancée d'Argent... La gueule du canon face à la gueule du loup, hein? Mais jamais je ne me serais attendu à ce que ce ton doigt presse la détente. »


 

  Il hocha lentement la tête, et passa une main tremblante dans ses cheveux poissés de sang en ajoutant:

 

« Enfin, j'aurais dû m'en douter... C'est le sort qui attend tous les chiens qui se retournent contre leur maître, pas vrai?

- Je n'ai jamais été ton maître », répondit Lev avec raideur.

« Hn. Enfin, tu vois, poeg, je crois que sur ce coup-là, tu arrives un poil trop tard. »


 

Lentement, Arvid écarta la main qui dissimulait encore son abdomen, dévoilant un cratère d'environ cinq centimètres de diamètre sur son flanc gauche. Lev ne put empêcher sa main de trembler à nouveau: les bords de la plaie étaient brûlés, et la peau à ses abords était devenue bleuâtre, striée d'épaisses veines noires et saillantes. La balle avait été tirée à bout portant. Et, à en juger par la nécrose bien avancée des tissus dans ses environs immédiats, elle était incontestablement faite d'argent.

 

... A suivre. <3


Enjoy <3.




Musique: Violet Stigmata - No Me Recuerdo

C'est Old-Luck-Oie qui l'a dit.

Mardi 12 janvier 2010 à 1:37

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Bon, ok, les ombres ne sont pas naturelles, mais c'était juste un test. Ca n'empêche que, le mois prochain, je m'offre cette petite merveille <3!



 
Images: Arvid Tusane par moi
Musique: Voltaire - Feathery Wings

C'est Old-Luck-Oie qui l'a dit.

Lundi 11 janvier 2010 à 21:54

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Jamais encore, en m'y promenant seule, je n'avais eu à ce point conscience de tant de personnes autour de moi.

J'aime ce cimetière. J'aime le pépiement des oiseaux dans ses cyprès, tout au long de l'été, le contact brûlant du marbre noir poli sous le soleil, les fleurs sauvages qui, au printemps, viennent orner les tombes oubliées, le flamboiement des feuillus sur les pentes du côteau alentour quand vient l'automne... Et, surtout, j'aime la quiétude qui y règne en toute saison...

Le grand portail était fermé, mais l'entrée secondaire, sur le côté du mur d'enceinte, était largement ouverte sur une petite allée déneigée, dans une partie du cimetière où les tombes sont neuves, rutilantes et abondamment fleuries. J'ai fait mon premier pas dans le silence ouaté qui englobait le jardin de pierres. Accueillant, au début, ce silence. Comme une présence curieuse mais bienveillante, observant chacun de mes gestes sans rien tenter à mon égard, discrète et silencieuse, peut-être même un rien amusée... J'ai déambulé parmi les tombes et les stèles, les caveaux et les trous à peine consacrés, et les flocons qui bruissaient doucement dans le ciel blanc effaçaient les traces que mes pas laissaient sur le tapis immaculé...
Puis je suis montée, comme le ciel s'assombrissait, et il m'a alors semblé que l'on m'avait assez vue. Que l'on ne me ferait pas de mal, mais, par pitié, que je m'en aille, je n'avais rien à faire ici, j'y avais passé suffisament de temps... Et j'ai réalisé, alors. Combien j'aimerais voir apparaître sur les clichés un visage qui aurait échappé à mon regard, comme j'aurais aimé apercevoir de furtives silhouettes disparaissant dans les frondaisons qui envahissent la vieille chappelle dans laquelle j'aime tant me réfugier... Combien j'aurais voulu croiser un regard translucide, frôler du bout des doigts des doigts immatériels, combien j'aurais voulu que toute cette population sans susbstance se fût manifestée... Depuis combien de temps j'attendais ma morsure.

Et puis je suis redescendue. Parmi les vivants. Sans chercher à braver la nuit, ni la mort. Ni, pire que tout, la solitude. Mais en me promettant de le faire.

Images: Mon cher jardin de pierres, par moi.
Musique: Voltaire - The Chosen

C'est Old-Luck-Oie qui l'a dit.

Samedi 2 janvier 2010 à 23:57

- Dommage... Vraiment dommage...
- Quoi donc?


Elle se coula contre lui,  dardant entre ses longs cils noirs un regard incendiaire, couleur de lapis-lazuli. La dominant d'une tête, il l'observait avec le même intérêt poli que s'ils avaient été en train de parler jardinage autour d'une tasse de thé.

- J'aurais bien aimé savoir
, sussura-t'elle en exhalant la fumée de sa cigarette entre ses lèvres carmines, quel effet cela faisait, de passer une nuit dans le lit du Diable...
- Je vous aurais renseignée avec plaisir, miss Beryl,
répliqua-t'il sans sourciller, mais cela fait malheureusement partie des rares expériences que je n'ai pas encore tentées.

Beryl, visiblement piquée au vif, recula d'un pas. La braise de son regard s'était changée en glace.

- Si les rumeurs vous concernant sont exactes, alors sans doute madame votre mère pourrait-elle m'en dire plus long, lui cracha-t'elle au visage.
- Sans doute, répondit-il posément, et sans doute Sa Majesté des Mouches est-il un amant convenable, car ma mère est partie le rejoindre voici dix ans, et il ne me semble toujours pas avoir eu vent de son retour...





Musique: Battle Theme (Devil May Cry 3 OST)

C'est Old-Luck-Oie qui l'a dit.

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